La blockchain pour la conformité dans le luxe

Le secteur du luxe est en recherche constante d’innovations. Et la blockchain est l’une des pistes les plus prometteuses. Richemont avec Vacheron Constantin, LVMH avec Louis Vuitton ou encore Kering avec Ulysse Nardin ont lancé des initiatives pour combattre la contrefaçon grâce à cette technologie. Mais les pistes blockchain à explorer pour ce secteur d’activité ne se limitent pas seulement à ce cas d’usage.

 

La conformité des fournisseurs et des matières premières utilisées dans les produits de luxe est devenue un enjeu stratégique et différenciant. Les marques de luxe se doivent de pouvoir garantir l’audit et le contrôle de leurs contreparties qui n’apportent pas toujours les garanties suffisantes en termes de transparence. Ce sont l’image et la réputation des marques de luxe et des filières concernées qui sont en jeu. Je pense notamment au récent rapport publié par le Contrôle Fédéral des Finances Suisse qui soulève des lacunes importantes dans le contrôle de l’or importé en Suisse. Il devient à mon sens critique de pouvoir garantir que les fournisseurs respectent leurs engagements au niveau éthique, traçabilité, durabilité et conformité tout au long de la chaîne de production et d’approvisionnement.